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Gare de l'Ouest


 

 

 

 

 

 

 

La friche ferroviaire de la Gare de l’Ouest, traversée par le chemin de fer qui partage en deux la commune de Molenbeek-Saint-Jean, offre un potentiel de développement exceptionnel. Le redéploiement de ce site, très bien desservie par les transports en commun, est en cours d’élaboration dans le cadre d’une stratégie territoriale soutenue par un Plan d’aménagement Directeur (PAD).

La Gare de l’Ouest est un vaste site de 13 hectares, s’étendant sur près d’un kilomètre de long. Zone d’Intérêt Régional (ZIR), cette ancienne gare de marchandises constitue la charnière entre deux parties de Molenbeek-Saint-Jean : l’Est, fortement urbanisé et au bâti ancien, et l’Ouest, fruit d’un développement plus récent.

La mobilité, un atout du quartier

Depuis la rénovation de la station intermodale « Gare de l’Ouest », la réorganisation du réseau de métro en 2009 et la création d’une halte SNCB, ce quartier est l’un des mieux desservis par les transports en commun en Région de Bruxelles-Capitale (métro, bus, tram, train).

Une étude pour imaginer le futur du site

Une étude de définition, approuvée en octobre 2015 par le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, a permis de dresser un diagnostic du site et des quartiers riverains, en identifiant les besoins en matière de logements, d’équipements scolaires, d’activités économiques, de mobilité ou encore de paysage. Elle a également formulé des recommandations urbaines pour le développement futur du site.

Un plan d’aménagement ambitieux

Suite à l’étude de définition, un Plan d’Aménagement Directeur (PAD), piloté par perspective.brussels et élaboré par l’équipe Taktyk (paysage)/Alive Architecture (gestion transitoire)/51N4E (architecture) est en cours de réalisation. Ce PAD accorde une attention particulière à l’aménagement de l’espace public et au paysage.

Les grandes lignes directrices du projet sont :

  • En matière d’infrastructures
    • un site plus ouvert vers les quartiers environnants et la métropole, structuré autour des nœuds de transports publics ;
    • des constructions sur 90.000 m² comprenant 50% de logements et 27.000 m² d’activités économiques (bureaux, activité productive, etc.), ainsi que des équipements dont au moins une école secondaire, une école Infrabel de formation aux métiers du chemin de fer et un grand équipement métropolitain à définir.
  • En matière de mobilité
    • deux traversées est-ouest minimum, non carrossables, à l’air libre, réservées aux cyclistes, aux piétons et aux personnes à mobilité réduite ;
    • une grande promenade cyclo-piétonne nord-sud le long de la ligne 28 ;
    • un parking partagé entre l’ensemble des fonctions présentes.
  • En matière de paysage
    • des espaces verts qualitatifs et accessibles, dont un parc de minimum 3 hectares ;
    • le maintien, si possible, du patrimoine industriel présent sur la friche.

D’ici 2018, perspective.brussels, la Société d’Aménagement Urbain (SAU) et l’équipe chargée d’élaborer le PAD proposent de mettre en place une gestion transitoire permettant l’ouverture progressive du site aux habitants. Les associations du quartier et les riverains sont d’ores et déjà invités dans ces réflexions.

Un premier projet concret : « Infrabel Academy » 

Le projet Infrabel Academy, dont l’ouverture est prévue début 2020, sera le centre national de formation aux métiers du chemin de fer. Son implantation, dans ce quartier où le taux de chômage des jeunes est l’un des plus élevés, permet d’envisager la création d’emplois locaux, en renforçant le lien enseignement-formation-emploi.

Dans cette optique, des partenariats sont prévus avec d’autres organismes publics comme la STIB, Bruxelles-Formation et Actiris.